Mycothérapie

Les champignons médicinaux : usages traditionnels et utilisations thérapeutiques modernes

par CatégorieMycothérapie 17 février 2024

La mycothérapie, pratique ancestrale remontant aux débuts de la phytothérapie, s’appuie sur un savoir empirique séculaire. Si le chimpanzé exploite une pharmacopée naturelle de près de 60 plantes, le gorille se tourne vers certains polypores pour leurs propriétés désinfectantes digestives. Aujourd’hui, la recherche fondamentale explore activement le potentiel médicinal des champignons, comme en témoignent les nombreux articles publiés sur PubMed au cours des dernières décennies. Dans cet article, nous explorerons d’abord les racines traditionnelles de la mycothérapie, puis nous tracerons son évolution jusqu’à nos jours, en mettant en lumière les applications scientifiques contemporaines des champignons médicinaux.

Champignons médicinaux et mycothérapie, ses racines les plus lointaines

Les usages ancestraux des champignons médicinaux sont documentés sur tous les continents. Souvent, ces applications médicinales étaient étroitement liées à des pratiques magiques, comme dans le chamanisme des peuples amérindiens et sibériens.

L’homme préhistorique célèbre découvert le 19 septembre 1991 dans les glaciers du Tyrol, connu sous le nom d’Ötzi, avait des fragments de champignons sur lui. Datant d’environ 5300 ans, cet individu du Néolithique aurait succombé à des blessures causées par des chutes en montagne, ainsi qu’à une blessure à la main infligée par un objet tranchant, selon les autopsies. De plus, il était porteur de la maladie de Lyme et souffrait d’une infection parasitaire intestinale appelée trichinose, dont des œufs ont été découverts dans sa muqueuse digestive. Les champignons, attachés à des lanières de cuir, ont été identifiés comme suit :

  • Piptoporus betulinus (Bull.) P. Karst. 1881, qu’on appelle communément le polypore du bouleau, (famille des fomitopsidacées)
  • Inonotus obliquus (Pers.) Pilát, 1942, connu des paysans sibériens sous le nom de chaga, ou tchaga (famille des Hymenochaetacées)
  • Fomes fomentarius (L.) Fr. 1849, que l’on connait aussi sous le nom commun d’amadouvier (famille des polyporacées).

Aujourd’hui reconnus pour leurs propriétés médicinales, il est probable qu’Ötzi ait utilisé les deux premiers champignons à cette fin en mycothérapie. L’amadouvier, autrefois principalement utilisé pour allumer le feu, était transporté par Ötzi avec un kit de feu comprenant du silex et des morceaux de pyrite.

D’autre part, il est suggéré que le polypore du bouleau était principalement destiné au traitement de la trichinose dont Ötzi souffrait. Ce champignon est connu en mycothérapie pour son action destructrice sur les œufs de trichine et pour ses propriétés laxatives efficaces.

Quant au chaga, il était probablement utilisé par Ötzi pour renforcer son système immunitaire contre le froid et les maladies hivernales, comme il est traditionnellement utilisé aujourd’hui par les peuples sibériens et amérindiens du Canada.

En ce qui concerne l’amadouvier, selon le mycologue anglo-canadien Arthur Henry Reginald Buller (1874-1944), Hippocrate l’utilisait déjà au Ve siècle avant J.-C. pour cautériser les plaies. Les Romains, notamment Pline l’Ancien, connaissaient également ses propriétés. Ce champignon de mycothérapie a longtemps été utilisé comme hémostatique et cicatrisant, de la Laponie au Japon. Au Népal et au Japon, l’amadouvier était utilisé de manière similaire à celle d’Hippocrate, en brûlant l’amadou et en utilisant la matière enflammée pour cautériser les plaies, donnant ainsi naissance à la pratique de la moxibustion en Asie.

Dans la Grèce antique, certains champignons étaient renommés pour leurs vertus médicinales, notamment le rare polypore du mélèze, également connu sous le nom de polypore officinal (Fomitopsis officinalis, (Vill.) Bondartsev & Singer, 1941, de la famille des Fomitopsidacées). Cette espèce officinale, exclusivement présente en montagne en France, était appelée Agarikon par le célèbre médecin Dioscoride (environ 25 après JC – environ 90 après JC) dans son ouvrage « de medica ». Il recommandait son utilisation en mycothérapie comme antidote aux poisons et aux morsures de serpents, pour la réduction des fractures, ainsi que dans le traitement de l’épilepsie ou de la dysenterie. Le médecin grec Galien (129 après JC – vers 201 après JC) en a également fait mention.

Ce champignon est ensuite cité dans le manuscrit médical connu sous le nom de Vienna codex, datant de l’an 512 après JC. Plusieurs antidotaires du Xe siècle le mentionnent comme un possible anticancéreux. Son utilisation est également documentée dans la Farmacopea bergamosca en 1580. Plus tard, en 1845, le médecin herboriste milanais Fernet a créé avec les frères Branca le célèbre apéritif nommé Fernet Branca, comprenant notamment ce champignon. Cependant, cette popularité a malheureusement entraîné une récolte intensive de ce champignon, expliquant sa rareté actuelle en Europe.

En Europe, bien que les usages anciens des champignons en mycothérapie aient laissé des traces, ils n’ont souvent pas perduré à travers les siècles, contrairement à la phytothérapie, qui est restée ancrée dans le paysage médical.

La mycothérapie d’Extrême Orient, un savoir consistant

Les Chinois et les Japonais ont traditionnellement utilisé les champignons médicinaux depuis des millénaires, et cette pratique perdure jusqu’à nos jours.

Le shiitake, par exemple, est documenté dès 199 avant J.-C. lorsque les Chinois l’ont offert en signe de respect à l’empereur japonais Chuai, lors de sa visite. Bien qu’il soit endémique de la région, on estime que sa connaissance remonte à plus de 5000 ans en Chine et au Japon.

En Chine, sa consommation alimentaire est attestée dès la dynastie des Han (202 avant J.-C. – 220 après J.-C.), initialement à l’état sauvage avant sa culture, documentée pour la première fois vers l’an 1000. Il est également mentionné dans les écrits agricoles du roi Zhen de la dynastie Yuan (1271-1368) et ses propriétés médicinales sont décrites par le médecin Wu Ri sous la dynastie des Ming, où il était utilisé pour augmenter l’énergie, renforcer le système immunitaire et traiter les parasites intestinaux.

D’autres champignons tels que le maitake et le cordyceps ont également été largement utilisés pour leurs propriétés médicinales, devenant des incontournables de la mycothérapie moderne. »

En Amérique Latine, entre usages magiques et médicinaux

Les pays d’Amérique latine sont réputés pour leurs usages traditionnels des champignons, notamment dans des contextes hallucinogènes. Roger Jean Heim (12 février 1900 – 17 septembre 1979) a largement contribué à la connaissance de ces usages en étudiant le Psilocyba mexicana dans les années 1950. Accompagné de l’ethnologue américain Robert Gordon Wasson, il a rencontré les indiens Mazatèques et a même consommé ce champignon psychotrope à des fins chamaniques, relatant ses expériences dans des journaux français tels que « Le Monde ».

Bien que l’usage chamanique soit associé aux champignons psychotropes et soit réservé aux chamanes, de nombreuses études ont également révélé que les peuples amérindiens utilisaient les champignons à des fins culinaires et médicinales. Par exemple, les peuples mixtèques ont traditionnellement consommé des champignons comestibles tels que la girolle, également reconnue empiriquement pour ses propriétés anti-inflammatoires.

Dans toute l’Amérique, de nombreux peuples, des États-Unis au Brésil, ont traditionnellement utilisé l’Agaricus subrufescens, également appelé champignon des Dieux ou champignon du soleil par les amérindiens, réputé en mycothérapie pour renforcer l’organisme contre les maladies infectieuses. »

La mycothérapie ailleurs dans le monde

Selon Daniel Thoen, dans un article du bulletin trimestriel de la Société Mycologique de France daté du 31 octobre 2017, les polypores médicinaux sont traditionnellement utilisés depuis des siècles en Afrique, en Nouvelle-Guinée et en Inde.

En Nouvelle-Guinée, par exemple, le Fomes auberianus (Mont.) Murrill, de la famille des polyporacées, serait utilisé, entre autres, comme abortif.

Comment a évolué la mycothérapie dans l’Histoire

La pratique de la mycothérapie a évolué de manière différente selon les régions du monde. En Afrique, en Océanie et en Amérique, les connaissances sont restées largement traditionnelles, notamment chez les Indiens Blackfoot et les peuples Mixtèques mentionnés précédemment. Ces savoirs n’ont pas été systématiquement compilés dans une pharmacopée écrite, demeurant plutôt dans le domaine des traditions orales.

Dans cet article, nous mettrons l’accent sur les utilisations des champignons médicinaux dans les pays d’Asie du Sud-Est, en particulier au Japon et en Chine, ainsi qu’en Europe.

En Europe, un héritage discret

Depuis la découverte d’Ötzi, l’utilisation des champignons médicinaux en Europe est restée relativement discrète. Initialement, les champignons étaient principalement considérés comme des délices gastronomiques, tels que l’amanite des Césars ou oronge vraie (Amanita Caesara), réservée aux empereurs romains. Cependant, certains, comme l’amanite phalloïde, étaient également perçus comme des poisons redoutables, utilisés même pour des intrigues politiques, comme dans le cas de l’empoisonnement de l’empereur Claude par Agrippine. Au Moyen Âge, bien que les champignons aient été appréciés pour leurs qualités gustatives, certains, comme l’appellation « bolet des bouviers », étaient destinés aux paysans en raison de leur saveur moins recherchée.

Malgré cette perception gastronomique, certains champignons comme le polypore officinal ou l’amadouvier ont acquis une réputation importante en mycothérapie, cités dans divers codex ou recueils médicinaux. Par exemple, la Farmacopea bergamosca mentionne le polypore officinal.

D’autres espèces ont continué à être utilisées à des fins médicinales, notamment le Lactarius lignyotus, également connu sous le nom de « chocolate mushroom » chez les anglo-saxons, utilisé traditionnellement par les Jurassiens pour traiter la blennorragie. Certains lactaires ont même été répertoriés dans des encyclopédies médicales, comme le lactaire poivré, cité dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert comme remède contre la tuberculose.

L’amanite tue-mouche est un exemple notable, reconnu dès l’Antiquité pour ses propriétés hallucinogènes et son utilisation dans des pratiques chamaniques. Plus tard, au XIXe siècle, ce champignon a été intégré à l’homéopathie sous le nom d’Agaricus muscarius, utilisé pour divers troubles neurologiques et psychiatriques. La vesse de loup géante, également connue sous le nom de Calvatia gigantea, a également une longue histoire d’utilisation médicinale, notamment pour ses propriétés cicatrisantes et anesthésiantes.

Enfin, le rosé des prés, ou Agaricus campestris, est un autre champignon traditionnellement utilisé en Europe. Populaire comme aliment, il est également réputé pour ses propriétés antihistaminiques, utilisé pour soulager les allergies respiratoires. Aujourd’hui, il est préparé sous forme de teinture mère, de gélules ou de macérations alcooliques ou non alcooliques.

La mycothérapie asiatique, une tradition très vivante

Depuis les débuts de l’utilisation médicinale des champignons en Chine et au Japon, il est remarquable de constater que les espèces les plus emblématiques ont rapidement intégré les principales pharmacopées de ces deux pays. Ces champignons sont souvent connus en Europe sous leurs noms chinois ou japonais, bien que certaines espèces médicinales poussent également couramment en Europe.

Parmi ces champignons emblématiques, on trouve le cordyceps (Ophiocordyceps sinensis), le Shiitaké (Lentinula edodes) et la trémelle fucus (Tremella fuciformis), originaires strictement d’Extrême-Orient. D’autres espèces utilisées en Chine et au Japon sont également présentes sur nos sols, comme le reishi (Ganoderma lucidum), le maitake (Grifola Umbellata et Grifola frondosa), ainsi que l’enokitake (Flammulina velutipes).

Ces sept espèces de champignons sont largement reconnues pour leurs propriétés médicinales en Extrême-Orient et ont contribué de manière significative au regain d’intérêt pour la mycothérapie en Europe et aux États-Unis.

1. Le cordyceps ou champignon chenille :

Cette espèce particulière est un ascomycète qui parasite une chenille vivant sous terre, la larve d’un lépidoptère de la famille des Thitarodes. Elle développe son mycélium dans cette larve, qu’elle tue, puis elle développe son carpophore, qui se développe par la tête de la larve, et sort de terre. Le cordyceps, également connu sous le nom de champignon chenille, est traditionnellement récolté au Tibet, où il est appelé yarsagumbu, mais on le trouve dans toute la chaîne himalayenne, du nord de l’Inde au Népal et à la Chine.

En Chine, selon Christelle Francia et al., le cordyceps était et est encore utilisé en mycothérapie dans les cas d’asthme sous forme de fagots, comprenant le carpophore et la chenille avec le mycélium. Ces fagots étaient placés dans du gésier de canard et administrés ainsi après cuisson. Ce champignon faisait également partie de mets impériaux au canard laqué, réservés dans l’Empire du Milieu à l’Empereur de Chine et à sa cour. La plus ancienne utilisation de ce champignon en Chine remonte à 1730. Il est notamment répertorié dans le traité médical Ben-Cao-Cong-Xin, au 18ème siècle, sous la dynastie Qing. Au Tibet, on estime qu’il est utilisé depuis plus de 500 ans, notamment comme tonique sexuel, comme protecteur rénal et en cas de troubles cardiovasculaires.

Ce champignon est devenu encore plus populaire en Chine et dans le monde lorsqu’en 1993, deux athlètes chinoises se sont entraînées en altitude pour une compétition et ont régulièrement consommé des décoctions de ce champignon comme adaptogène, pour mieux gérer le stress et favoriser la récupération physique. Résultat, ces athlètes ont battu trois records du monde de course de fond.

2. Le shiitake, le fleuron de la mycothérapie asiatique :

Comme mentionné précédemment, ce champignon possède un usage traditionnel ancien en Chine et au Japon, datant de plus de 2000 ans. Très apprécié pour sa saveur délicate et umami, il est largement consommé et cultivé dans ces régions. Au Japon, pendant la période Edo (1600 – 1868), il était couramment cultivé sur des rondins, une méthode encore utilisée de nos jours de manière traditionnelle, comme en témoignent de nombreuses estampes de l’époque.

Le premier scientifique européen à avoir décrit ce champignon était le botaniste anglais Berkeley, en 1878. Cependant, ce n’est qu’à partir des années 1970 que les États-Unis ont commencé à le cultiver, suivis de près par l’Europe. Cette période a également marqué le début des premières recherches scientifiques sur ce champignon, menées à la fois en Europe et au Japon, comme nous le détaillerons plus loin.

Aujourd’hui, ce champignon est largement reconnu pour ses propriétés médicinales et reste l’un des champignons les plus utilisés à cet effet.

3. La trémelle, grand cosmétique des japonaises :

Cette espèce se trouve dans toutes les forêts subtropicales humides et pousse sur du bois mort d’arbres à feuilles caduques. Elle est courante dans le sud du Japon et est répertoriée également en Guyane par le Museum national d’Histoire naturelle.

Malgré son apparence gélatineuse, ce champignon a des applications cosmétiques surprenantes. Au Japon, il est appelé shiro kikurage, ce qui signifie méduse d’arbre blanche.

Bien qu’il soit répertorié dans un ancien traité chinois, le Shennong Bencao (2800 ans avant J.C.), comme stimulant du foie et de la circulation sanguine, il est également utilisé comme agent liant dans des soupes ou des sauces en cuisine.

Actuellement, le laboratoire de cosmétologie Typology l’utilise sous forme d’extraits dans un masque hydratant et repulpant. Une autre société commerciale, Thremethic, le produit pour restructurer la peau et limiter ce que l’on appelle l’inflamm’aging cutané.

4. Le reishi, un super régénérant hépatique :

Le reishi est une espèce répandue dans tout l’hémisphère Nord. Dans les régions d’Asie, de la Corée du Sud au Japon, ce champignon est vénéré comme un porte-bonheur depuis des millénaires, et il est même considéré comme un symbole de longévité. En Corée, il fait partie des dix symboles de longévité et est souvent représenté sur des paravents ou des estampes, connu sous le nom de yeongji, renfermant l’élixir d’immortalité.

La mycothérapie chinoise répertorie ce champignon depuis la Dynastie Yuan (1271 – 1368) pour divers usages médicinaux, cosmétiques et nutritionnels. Il est réputé pour ses bienfaits sur les troubles nerveux, l’insomnie et les troubles neurologiques. À partir du 15ème siècle, il est particulièrement connu pour renforcer l’immunité, augmenter la résistance aux maladies et apporter vitalité à ceux qui le consomment.

Bien que relativement amer et coriace, le reishi était traditionnellement utilisé en décoction. De nos jours, son amertume a incité certaines entreprises à créer des produits comme le café ou le chocolat au reishi, tel que le célèbre café des guerriers.

En Birmanie, le reishi est également utilisé traditionnellement comme baume analgésique, notamment pour soulager les piqûres de moustiques.

Ce champignon est actuellement l’un des plus étudiés en mycothérapie, notamment pour ses propriétés immunostimulantes, antivirales et régénérantes du foie.

5. Le maitake, le champignon qui danse :

Lorsqu’une famille japonaise découvrait ce champignon dans la nature, c’était source de grande joie, au point qu’ils dansaient autour de lui. Ce champignon est réputé pour être excellent en cuisine et pour ses bienfaits supposés sur la longévité. De plus, il peut peser plusieurs kilos, ce qui représente une heureuse découverte pour toute une famille.

Cette espèce pousse comme hémiparasite au pied des chênes, des châtaigniers ou d’autres feuillus à feuilles caduques des régions tempérées. Bien qu’elle soit relativement rare dans la nature, elle peut être facilement cultivée, comme le démontre la société suisse Champigourmet.

La médecine traditionnelle chinoise vante les mérites de ce champignon pour stimuler le système immunitaire et réguler la tension artérielle. Aujourd’hui, il est très populaire en mycothérapie.

6. L’enokitake, un habitué des fondues japonaise :

Cette espèce spécifique pousse à l’état sauvage dans l’hémisphère nord et émerge tardivement en saison. Même par temps de gel, il est fréquent de le trouver en plein hiver, grâce à son chapeau visqueux contenant une substance antigel lui permettant de survivre aux températures hivernales.

Au Japon, il est cultivé pour produire une variété blanche et filiforme, souvent utilisée dans les fondues japonaises avec des légumes. Cette variété, désormais considérée comme une espèce distincte, Flammulina filiformis, est cultivée depuis près de 800 ans en Chine. Les Chinois l’appellent le « champignon d’hiver à aiguilles dorées » et l’utilisent non seulement en cuisine, mais également dans leur médecine traditionnelle pour les troubles du foie et les ulcères gastro-duodénaux.

Ces connaissances empiriques et usages traditionnels ont suscité l’intérêt des scientifiques pour la mycothérapie. Les champignons utilisés par diverses cultures, tels que les Mixtèques, les guérisseurs chinois, les mages africains ou les sorciers sibériens, font l’objet d’études approfondies, révélant leur potentiel thérapeutique.

La mycothérapie, une science de grand avenir

Les premières recherches scientifiques sérieuses se sont concentrées sur le shiitake, bien que le célèbre chaga, découvert sur Ötzi, ait été largement utilisé en médecine en Russie dès la fin des années 1940. Un exemple marquant est celui de l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, guéri d’un cancer de l’estomac par le chaga grâce au docteur Maslennikov de l’hôpital de Tachkent, comme relaté dans son ouvrage « Le Pavillon des cancéreux ».

En Europe, les recherches scientifiques ont réellement débuté en 1975, avec le shiitake étant le premier champignon à être commercialisé comme complément alimentaire, notamment grâce au laboratoire Holistica et son produit shii-ta-ker.

Au Japon, les études se sont principalement concentrées sur les propriétés du lentinane, un extrait de shiitake. Une étude complète menée en 2016 sur des patients atteints de cancer a démontré l’efficacité d’une thérapie immunostimulante à base de lentinane en complément de la chimiothérapie. Depuis 1985, le Japon utilise des extraits contenant cette substance comme adjuvant dans les traitements contre le cancer.

Plus largement, les champignons médicinaux ont commencé à être sérieusement étudiés dans les années 90 et surtout dans les années 2000. Le regain d’intérêt aux États-Unis pour la mycothérapie est en grande partie attribué au mycologue Paul Stamets, auteur du premier ouvrage de mycothérapie intitulé « Growing Gourmet and Medicinal Mushrooms », publié pour la première fois en 1993. Les chercheurs chinois, taiwanais et japonais ont également mené de nombreuses recherches, principalement in vitro ou sur des modèles animaux. Les essais sur des patients en double aveugle sont encore relativement rares.

Dans l’ensemble, les recherches ont d’abord visé à comprendre les principes actifs des champignons étudiés, ainsi que leur mode d’action, en se basant sur les propriétés traditionnelles de ces champignons. Un aperçu de ces recherches peut être observé à travers l’étude du reishi, du cordyceps, du chaga et du pleurote.

Le chaga, un champignon phare de l’immunité

Depuis sa découverte salvatrice lors du traitement du cancer de l’estomac d’Alexandre Soljenitsyne, ce champignon a progressivement gagné en popularité et semble aujourd’hui se positionner comme l’un des remèdes naturels les plus prometteurs contre le cancer.

Ce champignon se distingue d’abord par sa puissante action antioxydante, se classant en tête de l’indice ORAC avec une valeur de 32 000 unités ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity), qui mesure sa capacité à neutraliser les radicaux libres.

En outre, il renferme des salicylates de méthyle, de la bétuline et de l’acide bétulinique. En parasitant le bois de bouleau, son mycélium concentre naturellement le salicylate présent dans cet arbre, ainsi que la bétuline, un composé spécifique aux arbres du genre Betula.

La bétuline, extraite de l’écorce du bouleau par certains laboratoires de compléments alimentaires, est le principal composant de produits tels que Bétulex, reconnu pour sa richesse en bétuline. Plus de 2000 études ont été menées sur cette substance, démontrant notamment ses effets anticancéreux in vitro, notamment en stimulant l’apoptose des cellules cancéreuses.

Une étude comparative in vitro réalisée en 2009 a révélé que l’acide bétulinique était plus efficace que la bétuline contre les lignées de cellules cancéreuses du pancréas humain. De plus, l’acide bétulinique semble être mieux absorbé au niveau intestinal que la bétuline, ce qui en fait un adjuvant naturel potentiellement plus intéressant pour les traitements conventionnels dans le cadre de la médecine intégrative.

Une étude polonaise menée en novembre 2017 a souligné la complémentarité d’action antiproliférative entre l’acide bétulinique et le sorafénib, confirmant ainsi le potentiel thérapeutique de l’acide bétulinique dans le traitement du cancer.

Bien évidemment, le chaga ne dispense pas d’un suivi médical ni d’un traitement classique. On l’emploiera plutôt en complémentarité, dans le cadre de la médecine intégrative.

Le cordyceps, un immuno régulateur anti mitotique

Lorsque nous achevions nos études de naturopathie et que nous nous plongions dans l’étude des propriétés des champignons médicinaux à la fin des années 1990, nous avons rencontré le docteur Gary Lefebvre. En 1985, il avait importé un produit asiatique appelé Asiatonic, sur demande du Ministère de la Santé de l’époque. Ce produit, présenté comme un extrait de thé spécial de Chine, était en réalité composé d’extraits de cordyceps, accompagnés de sa chenille parasitée. Le Dr. Lefebvre nous avait alors informé que le cordyceps était capable de bloquer sélectivement l’utilisation du cholestérol par les cellules cancéreuses, inhibant ainsi leur division cellulaire en empêchant la formation de membrane cellulaire. Selon ses dires, le cordyceps agissait donc comme un antimitotique naturel.

Le cordyceps contient principalement de l’acide cordycépique et de la cordycépine, cette dernière étant un analogue du nucléoside adénosine. Un rapport de 2021 semble indiquer qu’elle exerce un effet sur la division cellulaire des cellules cancéreuses, bien que le mode d’action précis reste à déterminer. Ce même rapport souligne également les propriétés anti-inflammatoires de la cordycépine, qui a fait l’objet de près de 1100 études scientifiques. En revanche, l’acide cordycépique a été moins étudié. Un rapport de 2014 met en lumière les diverses propriétés de la cordycépine, soulignant l’absence d’effets indésirables réels, bien qu’il soit déconseillé en cas de maladies auto-immunes par mesure de précaution.

Le reishi, pour mieux supporter les traitements classiques

Ce champignon, largement utilisé en mycothérapie chinoise, renferme une multitude de principes actifs, dont bon nombre restent encore à découvrir ou à étudier en profondeur. Parmi les composés principaux, on retrouve notamment l’acide ganodérique, l’acide ganodermique, l’ergostérol, des stéroïdes, l’adénosine, le bêta-1,3-D-glucane et des peptidoglycanes.

Une étude significative met en évidence les propriétés hépato-protectrices du reishi. Dans cette étude datant de 2006, des chercheurs ont induit une fibrose hépatique chez des rats. Les groupes ayant reçu des extraits de reishi dans leur alimentation n’ont pas présenté de dégénérescence hépatique, contrairement aux rats du groupe témoin.

Cependant, une étude plus récente datant de 2023 rapporte deux cas de possibles toxicités liées à la consommation de reishi en même temps que de l’alcool. Dans ces cas, des lésions hépatiques aiguës ont été observées. Bien que ces cas soient rares, il est important de prendre en considération la possibilité d’une toxicité croisée avec l’alcool lors de la recommandation de reishi sous forme de complément alimentaire.

Pleurote et les lovastatines, contre le cholestérol

Depuis que nous avons introduit en 2006 les extraits de pleurote comme complément alimentaire, nous avons observé des retours réguliers de cas montrant une régulation notable de la glycémie et de la cholestérolémie. Des recherches ultérieures ont révélé que les pleurotes contiennent des lovastatines, notamment la monacoline K, ce qui explique leurs effets sur le taux de cholestérol.

Une analyse des effets des pleurotes (20) met également en lumière leur action efficace sur la glycémie. Par exemple, une étude menée par Khatun et ses collègues (21) a fourni du P. ostreatus cuit (150 g/j, 3 fois par jour 50 g) dans le cadre d’un repas en échange de légumes pendant 7 jours à des patients hospitalisés atteints de diabète de type 2 (DMT2) ou présentant une glycémie à jeun altérée et une dyslipidémie. Les résultats ont montré une réduction moyenne de 22 % du glucose plasmatique à jeun (FPG) et de 23 % du glucose plasmatique 2 heures après le petit-déjeuner (2hABF) après le premier traitement aux pleurotes.

Mycothérapie, vers un avenir radieux

Cette brève exploration révèle l’ancienneté de l’utilisation de la mycothérapie pour le traitement et l’amélioration de la santé humaine. Bien sûr, aujourd’hui, grâce à de nombreuses études scientifiques, nous commençons à mieux comprendre comment les champignons agissent dans de nombreuses pathologies, même les plus graves. Alors que les plantes ont fait l’objet d’études scientifiques depuis la fin du 19ème siècle, la mycothérapie est une discipline bien plus récente. Avant l’an 2000, les expériences scientifiques étaient rares, de même que les publications scientifiques. Jusqu’à la fin du 20ème siècle, l’utilisation des champignons reposait largement sur la tradition, les pharmacopées chinoises et japonaises, ainsi que sur les pratiques populaires en Grande-Bretagne, en Grèce, en Europe de l’Est et jusqu’en Sibérie. Cependant, avec la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming en 1928, issue du Penicillium notatum, il est évident que les champignons supérieurs recelaient également un potentiel thérapeutique important. Les nombreuses études actuelles ne font que confirmer la richesse de la mycothérapie. Désormais, il ne fait aucun doute que cette discipline émergente deviendra une science majeure au 21ème siècle.

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Le Chaga, le super aliment ultra puissant

par CatégorieMycothérapie 7 décembre 2023
chaga

Découvrez les pouvoirs du chaga

Si vous êtes à la recherche d’un super aliment puissant, notamment pour les clients de votre magasin bio, de votre parapharmacie ou de votre pharmacie ou herboristerie, le chaga devrait certainement figurer en tête de vos ventes. Cet étonnant champignon ayant l’aspect d’une écorce noire et qui pousse principalement sur les bouleaux, est chargé de nutriments et de composés bénéfiques pour la santé. Dans cet article, nous plongerons dans l’univers du ce champignon, en explorant ses origines, ses bienfaits pour la santé, et comment l’intégrer à votre régime alimentaire. Préparez-vous à découvrir le chaga, un véritable trésor de la nature.

Qu’est ce que le chaga ?

Le chaga (Inonotus obliquus) est un champignon qui pousse principalement dans les régions nordiques, notamment en Sibérie, en Russie, au Canada et dans certaines parties des États-Unis. Il est très rare en France. Au Canada, les stations où il se développe sont considérés comme sacrés par les indiens autochtones.

Il se développe sur les bouleaux (Betula alba et Betula alleghaniensis), en particulier sur les arbres âgés, où il apparaît sous forme de grosse excroissance noire semblable à du charbon. Les bouleaux parasités meurent généralement au bout de 5 à 10 ans, tellement ce champignon agit comme une forme de cancer.

En réalité, cette excroissance est une pourriture brune du bois de bouleau, parasité par le mycélium du chaga. Ce mycélium a tendance à concentrer la bétuline du bouleau et à le transformer en acide bétulinique. Or, si la bétuline est peu assimilable par nos intestins, l’acide bétulinique est très facilement absorbé par la muqueuse intestinale. Il concentre aussi l’acide salicylique contenu dans l’écorce de bouleau. On y trouve enfin un stérol, l’inotodiol, dont certaines études montrent qu’il a une activité inhibitrices des cellules cancéreuses et qu’elle induirait leur apoptose.

Ce mycélium fournit un carpophore en forme de lame dépourvue de pied, croissant latéralement sur son support comme beaucoup de polyporacées, famille de champignons à laquelle appartient le chaga.

Les habitants de Sibérie, et notamment le peuple Khanty, ont utilisé ce champignon pendant des siècles à des fins médicinales ou en guise de boisson chaude du petit-déjeuner. Il est traditionnellement consommé sous forme de thé ou d’extrait, mais il est également disponible sous forme de poudre ou de compléments alimentaires. Sa décoction possède une saveur qui rappelle un peu le café.

Le Chaga, un super adaptogène pour la Santé

Le chaga est souvent qualifié de super aliment en raison de ses nombreuses vertus pour la santé. Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles il est très utile de conseiller le chaga pour renforcer le terrain de santé des bénéficiaires de soins :

1. Antioxydant Puissant

Le chaga est l’une des sources naturelles les plus riches en antioxydants, tels que les polyphénols et les flavonoïdes. Ces composés aident à combattre les radicaux libres responsables du vieillissement prématuré et de diverses maladies.

En particulier, ce champignon est en tête du classement ORAC, dont l’indice mesure la capacité antioxydante des aliments et des matières naturelles. Le chaga est le plus antioxydant de toutes les substances naturelles, avec un chiffre de 36000 unités. C’est dix fois plus par exemple que la myrtille, connue pourtant comme un excellent antioxydant. Il est également beaucoup plus anti oxydant que le curcuma. Et si la vitamine C est par ailleurs nécessaire à notre métabolisme, elle se montre incapable de performances équivalentes au chaga.

Ces propriétés anti radicalaires lui confèrent une aptitude à lutter contre le vieillissement tissulaire, dû notamment aux radicaux libres. Cela le rend également utile pour combattre les toxines de l’organisme.

2. Renforcement du Système Immunitaire

La consommation régulière de chaga peut stimuler le système immunitaire grâce à sa teneur en bêta-glucanes. Ces polysaccharides sont connus pour leur capacité à renforcer la réponse immunitaire du corps aux infections. On peut donc le conseiller pour renforcer l’organisme, et notamment les défenses immunitaires, vis-à-vis de toute atteinte virale ou bactérienne.

3. Propriétés Anti-inflammatoires

La pourriture brune de ce champignon contient des triterpénoïdes, des composés anti-inflammatoires qui peuvent contribuer à réduire l’inflammation chronique dans le corps. Il contient aussi de l’acide salicylique, qui lui confère des propriétés proches de la reine des prés et du saule blanc. Cela peut être particulièrement bénéfique pour les personnes souffrant de troubles inflammatoires comme l’arthrite. On pourra aussi le conseiller comme fébrifuge ainsi qu’en cas de céphalées.

Effectivement, l’acide salicylique inhibe le processus inflammatoire, et notamment les prostaglandines de type PGE2, qui sont en grande partie en cause dans l’inflammation articulaire.

4. Soutien à la Santé Digestive

Ce super aliment stimule la santé digestive en soutenant la croissance de bactéries bénéfiques dans le microbiote intestinal. Une digestion saine est essentielle pour une absorption optimale des nutriments. De plus, il est utile pour améliorer l’état de la muqueuse intestinale, première barrière immunitaire de l’organisme.

5. Potentiel anticancéreux

Bien que les recherches soient encore en cours, une étude pharmacologique française datant de 2018 suggère que le chaga pourrait avoir un potentiel anticancéreux en ralentissant la croissance des cellules cancéreuses et en inhibant leur métabolisme cellulaire. En particulier, l’acide bétulinique, élaboré et concentré par le mycélium de ce champignon, possède des propriétés anti tumorales puissantes. Et comme il est facilement assimilable, il est extrêmement efficace pour renforcer le terrain de santé des personnes atteintes, en complément des traitements classiques.

Rappelons que l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne fut soigné avec succès entre 1948 et 1950 par le chaga, dont lui avait parlé le docteur Maslennikov, médecin de l’hôpital de Tachkent, où fut hospitalisé l’écrivain. Ce dernier rapporta ces faits dans son ouvrage “le pavillon des cancéreux”. C’est pour cela que certains appellent le chaga le champignon de Soljenitsyne.

On raconte également qu’au XII ème siècle, le prince de Kiev s’était débarrassé d’une tumeur à la lèvre grâce au chaga.

Cependant, il est important de rappeler que ce champignon ne doit pas être utilisé comme traitement principal contre le cancer, mais plutôt comme un complément à un traitement médical approprié. Il entre tout à fait dans l’idée de la médecine intégrée, qui additionne des traitements naturels de naturopathie aux traitements classiques. C’est ainsi qu’au Japon, ce champignon est intégré dans les protocoles anti cancer, en tant que complément alimentaire de soutien physiologique.

6. Régulation du taux de sucre dans le sang

Le chaga peut aider à maintenir des niveaux de sucre dans le sang stables, ce qui en fait un choix intéressant pour les personnes atteintes de diabète de type 2. De nombreuses études scientifiques chinoises semblent confirmer ses propriétés anti diabétiques.

7. Fluidifiant du sang

Sa teneur en acide salicylique le rend fluidifiant sanguin, et sa capacité antioxydante lui confère des propriétés protectrices vasculaires. Il permet notamment de protéger l’intégrité des cellules endothéliales de l’intima des artères, des veines et des vaisseaux sanguins en général, ce qui limite l’apparition de caillots et de thromboses, qui sont souvent en cause dans les maladies cardiovasculaires. Il sera donc utile en cas de troubles vasculaires en général, autant veineux, cardiaque ou artériel.

Comment Consommer le Chaga

Maintenant que vous êtes convaincu des bienfaits de ce champignon, vous vous demandez peut-être comment l’incorporer dans la vie quotidienne de votre clientèle, comme soin ou à titre préventif.

Voici quelques façons courantes de le consommer :

1. En infusion ou décoction

L’une des méthodes les plus populaires pour consommer le chaga est de préparer une infusion. Voici comment faire :

  • Coupez le chaga en petits morceaux.
  • Faites bouillir de l’eau et ajoutez les morceaux de chaga.
  • Laissez infuser pendant au moins 15 minutes.
  • Filtrez et dégustez votre infusion de chaga chaude.

2. Sous forme de poudre

Vous pouvez également acheter de la poudre de chaga et l’ajouter à vos smoothies, à votre yaourt ou à vos soupes pour profiter de ses bienfaits. Assurez-vous de suivre les instructions sur l’emballage pour la quantité appropriée à utiliser.

3. Compléments Alimentaires

Si vous préférez la simplicité, vous pouvez opter pour des compléments alimentaires de ce champignon, disponible sous forme de gélules ou de comprimés. Assurez-vous de choisir des produits de haute qualité auprès de sources fiables.

Mais le chaga est le plus efficace sous sa forme buvable, car c’est sous cette forme que les principes actifs sont les plus rapidement assimilables, et donc les plus biodisponibles.

Les teintures de chaga sont également disponibles. Vous pouvez les ajouter à de l’eau ou à d’autres boissons pour un moyen pratique de consommer le chaga.

C’est précisément sous cette forme que nous proposons ce champignon, en macération sans alcool, pour une meilleure biodisponibilité. Notre chaga est extrêmement efficace, simple à consommer, de saveur agréable et facile à prendre. Il suffit d’une dose le matin à jeun dans un peu d’eau ou même pur dans la bouche, en sublingual, pendant quelques mois, pour déjà mesurer l’efficacité de ce champignon.

Une dose pour un adulte, cela représente une cuillère café le matin, soit 5 ml d’extrait buvable. Nos flacons sont également munis d’un bouchon doseur, pouvant mesurer la quantité de 5 ml.

Vous pouvez en prendre des doses d’attaque à 10 ml, voire jusqu’à 20 ml par jour en cure flash sur deux ou trois semaines, avant de le consommer en cure plus prolongée.

Précisons aussi que notre extrait est certifié bio, très concentré, avec une qualité de fabrication française.

Précautions à Prendre

Bien que ce champignon offre de nombreux avantages pour la santé, il est essentiel de l’utiliser avec précaution. Voici quelques considérations importantes :

  • Consultez un professionnel de la santé : Si vous avez des problèmes de santé spécifiques ou prenez des médicaments, il est préférable de consulter un professionnel de la santé avant d’ajouter le chaga à votre régime alimentaire.
  • Effets secondaires ou indésirables : Le chaga est un fluidifiant sanguine. Vous ne pouvez pas le conseiller à une personne hémophile, sous fluidifiants sanguins, ou ayant une chute plaquettaire (thrombopénie, suite notamment à certaines chimiothérapies). Dans ce cas, il sera préférable de conseiller l’extrait de bourgeons de charme, qui favorise la remontée du taux de plaquettes sanguines.
  • Évitez l’automédication : Le chaga ne devrait pas être utilisé comme substitut à un traitement médical. Il peut être un complément bénéfique, mais ne remplace pas les soins médicaux appropriés.
  • Source fiable : Assurez-vous d’acheter du chaga auprès de sources fiables pour garantir sa qualité et sa pureté. Par exemple, notre chaga est concentré, certifié bio, de haute qualité biologique.
  • Dosage approprié : Suivez les recommandations de dosage sur les produits que vous achetez ou consultez un professionnel de la santé pour déterminer la quantité appropriée à consommer.

N’hésitez pas à proposer ce champignon à vos clients, et si vous êtes un particulier, vous pouvez vous le procurer sur ce site web. Pour trouver du chaga, visitez cette boutique en ligne

Découvrez aussi toute notre gamme de mycothérapie.

Quelques règles d’hygiène vitales en complément

Bien sûr, la consommation de chaga est optimisée par une alimentation saine, riche en fruits et légumes, riche également en acides gras de type oméga 3 et oméga 6, mais pauvre en sucres rapides. Les aliments riches en oligo-éléments (zinc, cuivre, iode, etc.), tels que les algues marines et les fruits de mer crus, seront également très utiles. N’oubliez donc pas de conseiller à vos clients les quelques règles alimentaires qui correspondent à leur terrain de santé.

Le Cordyceps, un champignon extraordinaire

par CatégorieMycothérapie 4 décembre 2023
cordyceps

Les pouvoirs du cordyceps

Le cordyceps, parmi les champignons médicinaux, se distingue en tant que l’un des plus prestigieux. Historiquement réservé à l’Empereur de Chine et à sa cour, il était un ingrédient exclusif dans la préparation d’un met royal, le canard laqué aux cordyceps. Très prisé au Tibet, ce champignon est également cultivé pour ses propriétés exceptionnelles. Faisons un peu plus connaissance avec ce champignon extraordinaire, considéré depuis longtemps comme un remède de longue vie.

Qu’est ce que le cordyceps ?

Ce champignon (Cordyceps sinensis) est une espèce parasite de la famille des ophiocordycipitacées. Il parasite les chenilles Thitarodes. Durant l’hiver, ces chenilles se nourrissent de racines d’arbres. Pour cette raison, elles s’enfouissent dans le sol à la recherche de leur nourriture. Mais elles peuvent être contaminées par les spores de ce champignon. Ce dernier développe alors son mycélium dans la chenille, s’en nourrissant et la tuant. Puis apparaît le carpophore qui va émerger de terre, de couleur jaune orangé et de petite taille. Ce champignon prend la forme d’une petite massue un peu allongée.

Ce champignon est rare et ne pousse que dans les régions montagneuses de Chine, du Tibet, de l’Himalaya et d’Inde.

Fort heureusement, on sait le cultiver aujourd’hui sur un substrat végétal, qui permet de produire un cordyceps de bonne qualité, certifié biologique et exempt de toutes pollutions par les métaux toxiques. Et ce n’est pas toujours le cas avec le cordyceps sauvage, qui peut être pollué par le plomb, comme l’ont déjà rapporté des scientifiques chinois. Et au vu du prix proposé pour se procurer la version sauvage, autant consommer le cordyceps de culture bio.

Un champignon de longue vie

Le cordyceps est connu en mycothérapie depuis plusieurs millénaires, car il fut cité dans le premier ouvrage chinois sur les drogues thérapeutiques, le Shennong bencao jing, ouvrage dont l’auteur serait l’Empereur Shennong, vers 2800 ans avant JC. En réalité, cet ouvrage serait plus récent qu’on ne le pense. Mais quoiqu’il en soit, le cordyceps est connu traditionnellement de très longue date.

Par la suite, le cordyceps fut inscrit dans la pharmacopée chinoise depuis le 17e siècle. Il possède une histoire millénaire en tant que tonique musculaire et aphrodisiaque. Il a été réservé à l’Empereur de Chine et à sa cour en raison de ses propriétés exceptionnelles. D’ailleurs, une étude de 2004 sur des souris mâles a révélé que ce champignon stimule significativement la production de testostérone, favorisant ainsi l’érection. De nombreuses recherches subséquentes ont également démontré ses bienfaits dans la régulation de l’immunité, le rendant précieux tant pour traiter les réactions allergiques telles que l’asthme et le rhume des foins que pour renforcer le système immunitaire en cas de chute.

Par ailleurs, ce champignon est réputé en Chine comme aphrodisiaque et utile pour la fertilité masculine. Des chercheurs chinois ont d’ailleurs compilé les recherches sur la question dans une étude publiée en 2017. On peut d’ailleurs à ce titre le conseiller aussi pour améliorer la fonction de la prostate. Nous avons eu des retours significatifs d’utilisateurs à ce sujet.

Un protecteur hépatique très puissant

Le cordyceps renferme la cordycépine, une substance qui augmente l’activité de deux enzymes hépatiques essentielles, la superoxyde dismutase et la glutathion peroxydase. Ces enzymes jouent un rôle crucial dans la lutte contre les toxines et les radicaux libres, faisant du cordyceps un puissant antioxydant. Une étude datant de 2003 sur des rats a également révélé que ce champignon protège les cellules hépatiques contre des substances toxiques telles que l’éthanol, précisément en stimulant l’activité antitoxique de ces enzymes hépatiques.

Dans cette étude, deux groupes de rats ont été exposés à un régime contenant de l’éthanol pour induire les conditions de développement d’une cirrhose. Le premier groupe a reçu un placebo, tandis que le second a été traité avec du cordyceps. Les résultats ont démontré que le cordyceps retarde, voire prévient, l’apparition de la cirrhose, confirmant son rôle protecteur pour le foie et les hépatocytes.

Le cordyceps, l’allié du sportif

Ce champignon fut testé par des athlètes chinoises qui se préparèrent pour le championnat du monde d’athlétisme en 1993. Elles s’entrainèrent en altitude et consommèrent ce champignon régulièrement. Lors des championnats du monde, elles pulvérisèrent des records mondiaux et remportèrent de nombreuses médailles dans les épreuves de fond et de demi-fond.

Dans le 3000 mètres femmes, elles trustèrent même les trois premières places, et la première, Qu Yunxia, fut recordwomen des championnats du monde de la discipline à cette occasion.

Lors du 10 000 mètres femmes, les deux premières furent des athlètes chinoises également.

Cela a contribué à la popularité de ce champignon dans le monde sportif.

En fait, ce champignon est un adaptogène, et surtout, il favorise le développement musculaire, il améliore la résistance à l’effort et favorise le décrassage des muscles. Cette dernière action est due au D-mannitol qu’il contient, un sucre complexe aux effets diurétiques.

De plus, il augmente la quantité d’ATP, molécule de l’énergie chimique produite par les mitochondries et nécessaire à l’activité musculaire, ce que démontre une étude chinoise de mars 2007 sur plusieurs produits stimulants, dont le cordyceps.

C’est pourquoi également nous avons inclus ce champignon dans notre produit pour le sportif, le Dynamix, un complément alimentaire labellisé sport protect. Ce Dynamix est actuellement utilisé depuis septembre 2021 par l’équipe nationale de football de Hongrie, et par la médecine sportive qui suit cette équipe. L’équipe de Hongrie est qualifiée pour les prochains championnats d’Europe des nations. Nous leur souhaitons bonne chance, après l’équipe de France bien entendu.

Les autres principes actifs du cordyceps

Ce champignon contient, outre la cordycépine et le D-mannitol, les substances suivantes :

  • De l’acide cordycépique, qui possède des propriétés anti oxydantes, mais aussi utiles comme antitussif et comme diurétique. A ce titre là, il possède une action hypotensive.
  • Du galactomannane, qui favorise notamment la production de collagène par la peau, ce qui a un effet repulpant, utile contre le vieillissement cutané.
  • Des stérols, qui sont en particulier précurseurs de la vitamine D, si importante pour le système immunitaire et pour la recalcification osseuse.
  • Des vitamines E, B1, B2 et B12. Cette dernière est utile comme anti anémique. Quant à la vitamine E ou tocophérol, elle fait partie des antioxydants.
  • Et enfin des minéraux et oligoéléments tels que le zinc, le fer, le cuivre, le manganèse, le calcium, le magnésium et le potassium.

En résumé, le cordyceps est indiqué comme régulateur du système immunitaire, comme tonique musculaire et sexuel, comme tonique de la prostate, comme protecteur du foie et des reins, comme utile pour renforcer les voies pulmonaires. C’est aussi un hypotenseur, intéressant chez les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires.

Enfin, selon certains chercheurs, le cordyceps bloquerait sélectivement l’utilisation du cholestérol par les cellules cancéreuses. Celles-ci ne peuvent alors plus fabriquer de la membrane cellulaire, et de ce fait, ne peuvent plus se multiplier. Si cela se confirme, alors le cordyceps aurait une action anti proliférante intéressante en complément des traitements classiques.

Pourquoi et comment prendre le cordyceps ?

Le cordyceps s’avère bénéfique de plusieurs manières. Il peut être pris en cure pour renforcer les défenses immunitaires, réguler leur fonctionnement, et améliorer les performances physiques, particulièrement chez les sportifs. De plus, il joue un rôle essentiel en complémentation pour les personnes atteintes d’un cancer, agissant comme un stimulant immunitaire et protecteur du foie.

Recommandé en cure d’un mois par trimestre ou par semestre, le cordyceps est également une option pour l’entretien global de la santé. Enfin, en prévention des allergies respiratoires, notamment chez ceux sujets au rhume des foins, une cure de cordyceps pendant un à deux mois entre mars et avril, ou d’avril à mai, alignée sur les périodes habituelles de déclenchement des allergies au pollen, peut être conseillée.

Nous proposons le cordyceps en macération concentrée sans alcool. C’est beaucoup plus intéressant que sous la forme gélules, car sous forme liquide, les doses sont beaucoup plus bio disponibles, et donc plus efficaces.

Vous pouvez en prendre une cuillère café le matin à jeun pour une cure d’un mois avec un flacon. Ce champignon n’ayant pas d’effets secondaires, vous pouvez prolonger la cure plusieurs mois.

Pour une cure d’attaque, vous pouvez prendre ce champignon à raison de deux à trois cuillères café le matin à jeun dans un peu d’eau.

Pour trouver du cordyceps, visitez cette boutique en ligne ou contactez la boutique acérola à Saint Etienne, ou encore nos revendeurs, qui vous le proposeront généralement au même tarif qu’en direct.

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Pour être distributeur de notre gamme de mycothérapie, n’hésitez pas à vous renseigner en nous appelant au 06 83 34 84 76.

Comment optimiser les effets du cordyceps

Ce champignon sera d’autant plus efficace que vous suivrez une alimentation équilibrée. Les athlètes chinoises qui avaient défrayé la chronique sportive dans les années 90 avaient suivi un programme d’entrainement en altitude, avec un régime alimentaire riche en oligoéléments, en vitamines, en minéraux, apportés notamment par les fruits et légumes, les céréales complètes, des protéines riches en oméga 3 et en acides aminés essentiels, ainsi que des huiles également riches en acides gras essentiels.

Certains aliments sont d’ailleurs des stimulants complémentaires du cordyceps, au premier rang desquels le romarin, le gingembre et la sarriette. Ces deux derniers ingrédients font d’ailleurs partie de notre fameux Dynamix, utilisé par les footballeurs hongrois.

Les Champignons médicinaux

par CatégorieMycothérapie 3 décembre 2023
champignons médicinaux

Les Champignons médicinaux

En dépit des assertions de Paul Carton, qui affirmait, dans son ouvrage datant de 1930, « l’art médical« , que les champignons n’étaient d’aucune utilité pour la santé, il est intéressant de noter que les champignons médicinaux ont une longue histoire d’utilisation à des fins médicinales et diététiques, en particulier dans les pays d’Asie du Sud-Est tels que le Japon et la Chine.

Actuellement, la mycothérapie, ou utilisation thérapeutique des champignons, connaît une résurgence remarquable. Cette popularité s’explique par les extraordinaires propriétés régénérantes des champignons. Les champignons médicinaux sont fascinants ! Ils ont été utilisés depuis des siècles dans différentes cultures à des fins médicinales et thérapeutiques. Ces champignons renferment des composés bio actifs qui offrent une gamme impressionnante de bienfaits pour la santé.

Champignons et diététique, Paul Carton n’avait pas raison

Le grand mycologue Henry Romagnési, dans son tome 3 de mycologie, le petit atlas des champignons, relate une expérience réalisée avec des rats, répartis en deux groupes. Le premier groupe consommait des aliments faisant partie du régime alimentaire habituel de ces animaux, tandis que le second groupe de rats ne consommait que des champignons. Les rats du second groupe se développèrent mieux, étaient plus résistants aux maladies, se montraient plus vifs et plus vigoureux, et avaient une longévité moyenne nettement plus grande que celle des rats du premier groupe. Tout indique que les champignons ont des qualités hygiéno diététiques incomparables.

Ils constituent une alimentation riche en protéines. Rapporté au poids sec, cela représente entre 20% et 40% d’apport en protéines, qui de plus, contiennent tous les acides aminés essentiels. Les champignons, par ailleurs, sont hypocaloriques, ne contenant que très peu de graisse et très peu de sucres. De plus, les sucres présents sont à effet thérapeutique, comme nous allons le voir dans la suite de l’article.

Enfin, ils sont très riches en sélénium, en germanium, en zinc, en cuivre, en calcium, en magnésium, en vitamine D, en vitamines du groupe B, et notamment en vitamine B12. Ils complètent bien les apports minéraux et vitaminiques des fruits et légumes. Les pleurotes sont même riches en vitamine C.

Le seul inconvénient des champignons est d’être riche en purine, ce qui les rend contre-indiqués en cas de tendance arthritique. Les champignons anti-inflammatoires, comme le chaga, font exception à cette règle. Les champignons les plus riches en purines, comme les levures, sont également contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale.

Les meilleurs antioxydants

C’est parmi les champignons médicinaux qu’on retrouve les meilleurs antioxydants, de manière incontestable. Le leader incontesté dans cette catégorie est le chaga, également connu sous le nom de champignon de Soljenitsyne. Parasitant principalement les bouleaux dans les régions boréales telles que la Sibérie, le Nord de la Scandinavie, l’Alaska et les régions boréales du Canada, ce champignon extraordinaire absorbe la bétuline de l’arbre hôte pour la transformer en acide bétulique. De plus, il contient de l’acide salicylique, conférant ainsi des propriétés fluidifiantes du sang.

Classé en tête de l’échelle ORAC, qui mesure le pouvoir antioxydant, le chaga affiche une valeur impressionnante de près de 36 000 UI (Unités Internationales), surpassant de loin la baie d’açaï (26 000 UI). Et même la myrtille, bien que reconnue comme un bon antioxydant, ne totalise que 3600 UI, soit dix fois moins. Cette puissance en antioxydants fait du chaga un allié essentiel dans la lutte contre le vieillissement, la dégradation des tissus, et même la prévention des cellules cancéreuses, qualifiant certains de l’appeler un champignon anticancer.

Parmi les champignons médicinaux, deux autres antioxydants notables, bien que ne disposant pas encore d’un classement ORAC, méritent également d’être mentionnés :

  • Le cordyceps, qui active les enzymes détox du foie, favorisant ainsi la lutte contre les radicaux libres et les toxiques tels que la nicotine ou l’éthanol.
  • La trémelle, largement utilisée en cosmétologie au Japon, est spécifiquement reconnue pour ses propriétés antirides et antioxydantes pour la peau.

Les meilleurs régénérants neurologiques

De nombreuses espèces de champignons médicinaux sont renommées pour leurs propriétés neurotrophiques, favorisant ainsi la protection et la régénération des neurones. Parmi celles-ci, le champion incontesté des champignons neurotrophiques est l’héricium, également connu sous le nom de « lion’s mane » (crinière de lion) aux États-Unis en raison de sa morphologie évoquant une crinière. Ce champignon se distingue par son remarquable pouvoir de reconstruction des tissus nerveux. Certains l’envisagent même comme une option prometteuse pour la récupération après des traumatismes neurologiques, avec des témoignages indiquant une amélioration notable de la mobilité après un accident de voiture.

La trémelle, mentionnée précédemment, est également reconnue comme un soutien efficace pour la récupération des facultés neurologiques.

Dans l’ensemble, pour améliorer l’état des tissus nerveux, nous recommandons une cure prolongée d’héricium et de trémelle, en alternant un mois sur deux. En parallèle, l’apport d’oméga-3, essentiels pour les neurones (huile de lin, poissons des mers froides, pépins de cassis, etc.), est fortement conseillé.

Sur le plan nerveux, il est essentiel de souligner l’impact positif du cèpe de Bordeaux. Ce champignon apprécié des gourmets est riche en vitamines du groupe B, contribuant ainsi à l’équilibre nerveux. Sa teneur en sélénium en fait un excellent antioxydant bénéfique pour les nerfs. En outre, similaire au ginkgo biloba, le cèpe favorise la circulation artérielle au niveau des méninges, améliorant ainsi la nutrition des neurones. En tant que complément alimentaire, le cèpe, également vendu sous le nom de boletus, présente une synergie intéressante avec l’héricium ou la trémelle et peut contribuer à renforcer la mémoire.

Champignons médicinaux et immunité

Les champignons médicinaux présentent indéniablement des avantages notables, parmi lesquels se distingue leur puissante action immunostimulante, souvent accompagnée d’une action antibactérienne ou antivirale.

Le chaga se démarque une fois de plus en tant que stimulant exceptionnel du système immunitaire, grâce notamment à l’acide bétulinique qu’il renferme. Il contient aussi un anti prolifératif des cellules cancéreuses, l’inotodiol, une molécule de type phénol. De plus, des champignons riches en beta 1-3 d-glycane, tels que le shiitake, le maitake, l’Agaricus blazei, et le reishi (Ganoderma lucidum), jouent un rôle crucial en tant qu’immunostimulants et antiviraux.

Ces champignons médicinaux activent généralement la réponse immunitaire en stimulant la production de cytokines par les lymphocytes T4. Ce processus facilite l’activation des lymphocytes B, responsables de la production d’anticorps, contribuant ainsi à l’élimination des bactéries ou virus porteurs d’antigènes identifiés comme étrangers à notre organisme. C’est le cas notamment du reishi, qui active la production de cytokines et d’interleukines, messagers biochimiques produits par les lymphocytes T4 et qui activent la production d’anticorps par les lymphocytes B.

Il est important de noter que deux champignons agissent plutôt en tant qu’immunomodulateurs :

  • Le cordyceps, qui module la réaction immunitaire, s’avérant utile tant pour stimuler l’immunité que pour freiner l’immunité dans les cas d’allergies.
  • L’Agaricus campestris, également connu sous le nom de rosé des prés, contiendrait des substances antihistaminiques, limitant ainsi la réaction allergique respiratoire. Cela permet de limiter l’intensité des crises de rhinite allergique ou d’asthme.

Les champignons et le terrain vasculaire

De nombreux champignons médicinaux jouent un rôle essentiel dans la protection vasculaire. Comme mentionné précédemment, le chaga agit comme un fluidifiant sanguin. En complément, le shiitake, le maitake, et les pleurotes présentent des propriétés hypoglycémiantes et hypocholestérolémiantes. Ces champignons contribuent également à réduire le taux de triglycérides dans le sang, diminuant ainsi la charge lipidique. En plus de favoriser la perte de poids en agissant comme de puissants brûleurs de graisses, ils améliorent également la santé cardiaque.

Il est intéressant de noter que les pleurotes renferment des statines qui, apparemment, ne provoquent pas les effets secondaires courants associés à ces substances. Contrairement aux statines classiques, qui peuvent fragiliser le tissu musculaire, les pleurotes ne semblent pas présenter ce type de problème.

Comment consommer les champignons médicinaux comme compléments alimentaires ?

Naturellement, l’intégration de champignons médicinaux dans votre cuisine est une option viable. Des variétés comestibles telles que le shiitake, le cèpe, et les pleurotes sont délicieuses en cuisine. Le chaga et le reishi peuvent également être préparés sous forme de boissons, ajoutés au petit-déjeuner ou associés à du thé ou du café.

Cependant, pour une action prolongée et optimale, la prise régulière de ces champignons médicinaux sous forme de compléments alimentaires bien dosés est recommandée, généralement le matin à jeun. Il est crucial de choisir des compléments alimentaires à base de carpophores de champignons, obtenus en respectant des procédures de séchage appropriées, suivies de la réduction en poudre. Ces produits peuvent être présentés sous forme de gélules ou de macérations buvables, cette dernière étant souvent plus biodisponible et active.

Il est important de noter que certains fabricants utilisent le mycélium, qui est moins actif et qui peut contenir des impuretés du substrat de culture. Cela peut entraîner une concentration moindre de principes actifs dans les compléments alimentaires produits, avec un risque de présence de particules indésirables, n’ayant aucune utilité sur la santé.

En ce qui concerne le dosage, la plupart des produits recommandent une prise de 2 gélules, une cuillère à café, ou une ampoule, en fonction de la forme galénique du complément, le tout le matin à jeun. Une cure de deux à trois mois est généralement envisageable sans problème. Pour prolonger la cure, il est conseillé de consulter un naturopathe spécialisé en mycothérapie.

En ce qui concerne notre gamme de champignons médicinaux, il suffit d’en consommer en dose classique une cuillère à café le matin à jeun dans un peu d’eau, ce qui représente 5 ml de produit concentré, hautement bio disponible. C’est pourquoi notre gamme est l’une des plus efficaces à l’heure actuelle.

Il est possible d’en prendre en dosage d’attaque, jusqu’à 20 ml quotidiennement.

Les champignons que nous proposons sont en solution sans alcool et peuvent donc convenir à tout le monde, y compris aux femmes enceintes.

Comment connaître la mycothérapie ?

Découvrez l’univers fascinant des champignons médicinaux en acquérant des livres spécialisés, tels que le traité de mycothérapie dont je suis l’auteur, publié chez Dangles. Cet ouvrage recense plus de 100 espèces de champignons médicinaux. Vous avez également la possibilité d’apprendre la mycothérapie au sein de notre école de naturopathie.

Malgré son potentiel prometteur, cette discipline reste largement méconnue, avec très peu d’écoles qui l’enseignent. Nous proposons un cours intensif de deux jours, mettant en lumière une sélection d’une trentaine de champignons médicinaux. Pour ceux désirant approfondir leurs connaissances, il existe une centaine d’espèces scientifiquement étudiées à explorer.

La mycothérapie, une discipline pleine d’avenir

Il semble évident que, à long terme, la mycothérapie rivalisera avec la phytothérapie en termes d’importance. Cependant, le principal frein à son développement réside actuellement dans la disponibilité des champignons. De nombreux champignons médicinaux ne sont pas facilement cultivables, car ils établissent des mycorhizes avec les arbres, ce qui rend la culture dépendante de la croissance des arbres hôtes, similaire à la truffe où le chêne truffier est cultivé. Dans de tels cas, les rendements sont souvent limités.

Heureusement, bon nombre de champignons médicinaux sont relativement simples à cultiver. Il s’agit principalement des champignons saprophytes, qui prospèrent simplement avec de la matière organique en décomposition telle que le fumier ou le bois. Les champignons parasites sont également faciles à cultiver sur le bois, dont ils se nourrissent naturellement.

La mycothérapie ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour maintenir notre santé de manière efficace. De plus en plus de ces champignons sont cultivés pour la production de compléments alimentaires, créant ainsi une nouvelle filière d’activité appelée la mycoculture, notamment pour les agriculteurs bio.

Les champignons médicinaux les plus populaires

  1. Reishi : Connu pour renforcer le système immunitaire, favoriser la détente et aider à réduire le stress.
  2. Chaga : Reconnu pour ses propriétés antioxydantes puissantes et son potentiel pour soutenir le système immunitaire.
  3. Cordyceps : Il est souvent associé à l’augmentation de l’énergie, à l’amélioration de l’endurance et à la gestion du stress.
  4. Lion’s Mane : Ce champignon est lié à la stimulation cognitive, à l’amélioration de la fonction cérébrale et à la santé du système nerveux.
  5. Shiitake : En plus de ses qualités culinaires, il est réputé pour soutenir le système immunitaire et posséder des propriétés anti-inflammatoires.
  6. Maitake : Il est étudié pour ses effets potentiels sur la régulation de la glycémie et le soutien immunitaire.

Ces champignons médicinaux peuvent être consommés sous différentes formes : capsules, extraits liquides, poudres ou même cuisinés dans des plats. Cependant, il est crucial de se procurer ces champignons auprès de sources fiables, car la qualité et la concentration des composés actifs peuvent varier considérablement d’une marque à l’autre.

Il est également important de noter que bien que les champignons médicinaux offrent de nombreux bienfaits potentiels, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant d’apporter des changements significatifs à votre régime alimentaire ou à votre routine de supplémentation.

Découvrez toute notre gamme de mycothérapie sur cette page.

Petit rappel : nos extraits de champignons sont des compléments alimentaires. Ils ne remplacent pas les médicaments et ne dispensent pas d’un suivi médical. Par ailleurs, pour en profiter pleinement, il est conseillé d’adopter une alimentation équilibrée, avec des aliments riches en vitamines et minéraux.